A l’entrée Nord de la ville se trouvaient deux des trois couvents de Nozeroy. Le plus ancien est le couvent des Révérends Pères de l’observance de St-François, Cordeliers ou Franciscains. Il fut créé en 1461 par Louis de Chalon-Arlay, Prince d’Orange, au retour d’expéditions guerrières dans le sud de la France et par forme de repentir, dit-on, pour y avoir détruit des biens religieux. Il comprenait un prieur et 6 religieux venus de Dole. La toiture a été refaite et a perdu la grande flèche décrite par Gilbert Cousin. On voit encore les traces d’un oculus (diminué quand la toiture a été abaissée) et d’une croix bûchée, dit-on à la Révolution. L’église était au fond vers la mairie actuelle. La porte d’entrée a été refaite en 1679, une statue de franciscains repose sur une console qui présente la particularité d’un visage qui regarde de deux côtés. Ces religieux étaient des enseignants et des apothicaires. Le couvent a été vendu comme bien national à la Révolution. L’exceptionnel triptyque des Cordeliers réalisé par Jean Poyer est visible dans l’église de Censeau à quelques kilomètres.
En face se trouvait le couvent des Ursulines construit au XVII° siècle par des religieuses venues de Poligny pour l’enseignement de jeunes filles de moindre condition sociale. Il pouvait aussi abriter des personnes enfermées ici en vertu de lettres de cachet ! Les religieuses pouvaient prêter de l’argent sous forme de rentes. Détruit par un incendie en 1778, le couvent n’a pas été reconstruit.
Explications : Gilbert Cousin : voir étape N°5
Bûchée : détruite à coup de marteau
Jean Poyer ou Poyet : peintre et enlumineur de la ville de Tours de la fin du 15e siècle influencé par Jean Fouquet, il a travaillé pour la cour de France et notamment pour Anne de Bretagne.



